12 févr. 2016

Aujourd'hui, c'est photo de truc


C'est le moment de participer à la photo de truc du Dr CaSo !
Chaque mois, un participant demande aux autres de photographier "un truc" et choisit le thème. Toutes les règles du jeu sont ICI.
Ce mois-ci, le thème choisi par LJVD, est photographiez un truc qui fait penser à "vie privée".

Les toilettes japonaises offrent des tas de gadgets amusants. Vous ne saurez pas si j'ai utilisé le jet d'eau, la musique, le chauffage, ou tout à la fois, c'est du privé !           

19 déc. 2015

A Saint Martin comme à Saint Trop'

Vous savez, Saint-Tropez, c'est LA référence utilisée à outrance par les journalistes, et qui est supposée faire comprendre immédiatement à tout le monde, jusqu'au dernier abruti, de QUOI on veut parler. C'est un concept.

Ainsi, à chaque pays/région son Saint Trop', ou presque : Cascais pour le Portugal, Taormina pour la Sicile, Marbella pour l'Espagne ...
Alors, disons le tout net : moi, Saint Trop', ça m'a jamais attirée. BB et Johnny, c'est pas mes idoles. Du coup, je n'y suis jamais allée, par peur de constater pour de vrai les ravages de la jet set attitude. Pas du tout mon trip.


Mais enfin, de là à boycotter Saint-Martin-de-Ré au prétexte que c'est "le Saint Trop' de l'île de Ré", faut pas pousser. Ne soyons point sectaires, que Diable, et allons donc nous mélanger un peu à la haute populace foule !
Effectivement, l'ambiance ici est différente de l'atmosphère paisible et décontractée de La Flotte, où nous logeons. Ici, on rigole pas avec la mode et les codes ... la légende n'est donc pas qu'urbaine.
A Saint Trop' les tropéziennes, à Saint-Martin-de-Ré la marinière. Il doit y avoir un nid, c'est pas possible. Du coup, je cède moi-même lâchement, et je fais ma Montebourg en achetant un joli modèle turquoise et chocolat bleu/brun dans une boutique, à un prix ma foi plutôt raisonnable (le produit ne doit donc pas être vraiment local, tant pis je craque)
Oeuvre de l'artiste Maero
" Mais enfin Charles-Edouard, où est notre yacht ?? "
Le port de Saint-Martin abrite tant les plaisanciers de passage, dont certains galèrent pour garer leur esquif, que quelques petits bateaux de pêche bien authentiques, dont les couleurs vives attirent l'oeil du passant.
Aux abords des quais, on trouve beaucoup de cafés dont les terrasses sont bondées de gens, dont certains sont plus occupés à scanner les badauds de la tête aux pieds (pour voir s'ils respectent le dress code) qu'à siroter leur breuvage, et à profiter de l'instant.

On trouve aussi ici quelques galeries d'art qui exposent des artistes français et locaux, mais pas seulement. Par hasard, on tombe sur une exposition de magnifiques sculptures d'un girondin qui crée de gros poissons émaillés forts sympathiques (mais malheureusement bien plus onéreux qu'à la poissonnerie du coin)
Pendant ce temps, les glaciers font fortune et les sorbets dégoulinent sur les doigts des mamies et des enfants. Par ci, par là, une boule framboise/cassis achève de mourir en se répandant sur les pavés ...

J'en fait un peu trop sans doute, mais malgré tout, Saint-Martin-de-Ré est délicieuse et propice aux balades le long des fortifications Vauban, ou dans le parc de la Barbette où attendent sagement les ânes en culotte qui ravissent petits et grands.
Comme me l'indiquait Mahie il y a peu, Saint-Martin, c'est mieux hors saison. Je crois bien que Mahie a raison !


11 déc. 2015

Ça sent le varech

C'est comme le sucré-salé en cuisine, les boîtes manuelles ou automatiques dans les bagnoles. Il y a ceux qui adhèrent, et les autres.
Le bord de mer sent la marée, les algues, le varech. Et moi, j'adore ça. Plus ça fouette et plus j'inspire.

elle est froide mais qu'est-ce qu'on se marre !
Attention, point de méprise : moi, j'aime l'odeur des algues, pas l'odeur de pourri immonde que l'on peut sentir quand elles encombrent à la tonne les plages de Bretagne ou d'ailleurs, au point d'être une menace pour la vie des animaux et des gens.
Bon, il faut bien reconnaître que ce n'est pas très sexy comme sujet. Mais au cas où certains parmi vous auraient la curiosité de s'interroger sur le phénomène, on nous explique pourquoi ça pue dans cet article.

Dans mon esprit, l'odeur des algues est irrémédiablement liée à un sentiment de joie. Il faut que j'explique un peu tout de même : j'habite Bordeaux depuis plus de 35 ans, mais comme mes parents n'aiment pas la plage (oui, il y en a), nous n'allions jamais voir la mer quand j'étais enfant (sauf quand j'étais très petite), ou en de très rares occasions. Par exemple, quand des amis ou de la famille habitant à 500 bornes de la côte la plus proche venaient nous rendre visite. Là, c'était la grosse fête.

petits insouciants qui ne connaissent pas leur chance
Non, je ne la joue pas Cosette, j'explique.
La famille était très très montagne, et pas du tout parasol et mots-croisés. Je suis montée sur les skis à 4 ans. Heureusement, ça m'a plu. Coup de bol.
Toujours est-il que mer ou montagne, même combat contre le soleil. Je me souviens des luttes acharnées de mon père pour tartiner mon phototype I avec sa crème répugnante à l'huile de tortue (oui, à l'époque, on était moins regardant sur la composition des produits!). Je détestais ça.
Du coup, lorsque j'apprenais que nous allions nous promener en bord de mer, je devenais insupportable et j'étais totalement surexcitée ("c'est quand qu'on arrive, hein?", "on est bientôt arrivés?", "elle est encore loin, la mer?" etc ...)
"...commé la gazelle aimaaaableuuuuu ... aux grrrrands cils dé vélourrrrrrrrssss ... jé bondis dé vague en vaguééééééééé...."
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai toujours les algues, car elles m'avertissent de la présence de la mer par leur fumet, bien avant que le sable ne s'insinue entre mes orteils. En ce jour de juin à l'île de Ré, je les ai examinées, touchées, senties, triturées, photographiées. Le dos courbés pour observer le contenu des petites piscines laissées à marée basse, je n'ai pas senti que j'avais oublié l'indispensable crême solaire. Il m'en a cuit pendant des jours, mais qu'importe ?